13 juillet 2005
Caracas, El Valle.
Nous sommes au cœur d’un autre quartier populaire de Caracas, tout aussi pauvre que celui dans lequel nous logeons. On sent nettement la tension dans les rues. Sur notre passage, beaucoup nous interpellent par le nom de « gringo », désignant l’américain, qui n’est évidemment pas le bienvenue ici.
Marcelina, qui travaille à la fondation pour l’art et la culture nous a servi de guide toute la journée. Avec elle, nous avons visité un ancien cinéma dans le quartier de San Augustin. Aujourd’hui le lieu sert de centre associatif et culturel, de centre d’éducation mais aussi de santé dans le cadre de la mission « Barrio adentro ». A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes dans une école. Nous nous apprêtons à suivre un exposé sur le pétrole fait par le docteur Sarah Moya Machado, diplômée de Cambridge et de la Sorbonne.
Je viens de gagner la sympathie de la salle car j’ai réussi à brancher l’ordinateur sur le barco : l’exposé
peut débuter. Le public est composé d’une quarantaine de personnes, de tous âges. Sarah (une très jolie jeune femme) commence son exposé en affirmant que le pétrole appartient au peuple. Elle définit ensuite le régime pétrolier, ses acteurs (propriétaires, producteurs, consommateurs, Etat). Elle fait ensuite un rappel historique des concessions jusqu’à la création de l’OPEP en 1960, et la création de PDVSA en 1975.
Après la conférence nous bavardons avec elle qui semble enchantée de pouvoir parler en français (de manière impeccable d’ailleurs). Nous échangeons nos coordonnées en promettant de nous revoir.
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